Les anciens de la pépinière‑atelier
Un vivier de talents en Normandie et au‑delà
Depuis 2015, la pépinière‑atelier du musée de la céramique accompagne de jeunes céramistes dans le développement de leur entreprise. Après leur résidence de 23 mois, chacun poursuit son parcours professionnel, souvent en Normandie, parfois plus loin. Ainsi, la pépinière constitue aujourd’hui un véritable réseau de talents liés au musée. Mais que deviennent les « anciens » de la pépinière-atelier?
Au fil des années, plusieurs céramistes ont pris leur envol. Freya Recksiek s’est installée à Pontrieux, dans les Côtes‑d’Armor. Iseult Fayolle a ouvert son atelier à Avranches, où elle poursuit une production personnelle inspirée par le littoral normand. De son côté, Kee‑Tea Rha a rejoint Sablé‑sur‑Sarthe, où il développe une céramique tournée vers la matière et la couleur.
Quant à Eszter Valdhauser, elle est retournée en Hongrie pour poursuivre sa création dans son pays natal. Alexandre Daull, lui, a choisi Sourdeval, au cœur du territoire potier, pour installer son atelier. Enfin, Laure Reculé s’est réinstallée en région parisienne, où elle continue à créer et à transmettre.
Plus récemment, Charlotte Giraud, dernière occupante de la pépinière‑atelier, a terminé son parcours au musée. Elle s’est désormais établie à Barenton, où elle développe une production mêlant céramique et gemmologie, fidèle à sa démarche engagée. Son travail reste marqué par les échanges, les rencontres et l’environnement inspirant du hameau potier.
Au‑delà de l’accompagnement, la pépinière‑atelier crée ainsi un lien durable entre le musée et ces jeunes professionnels. Elle contribue aussi à renforcer la vitalité de la céramique contemporaine en Normandie, tout en faisant rayonner ce savoir‑faire bien au‑delà du territoire.


