La pépinière-atelier
La pépinière‑atelier : le tremplin créatif des futurs céramistes !
Depuis 2015, le musée de la céramique – centre de création de Ger accueille en plein cœur du hameau potier une pépinière‑atelier pas comme les autres. Ici, les jeunes céramistes ne viennent pas seulement travailler : ils viennent grandir, tester, expérimenter, bref… construire leur avenir artistique.
Pendant 23 mois, un ou une jeune entrepreneuse de la terre dispose d’un espace pour imaginer, peaufiner et lancer sa propre production. C’est un véritable cocon professionnel, pensé pour donner du temps, du souffle et de la confiance à celles et ceux qui se lancent.
Au quotidien, les résidents profitent d’un environnement ultra‑stimulant : l’équipe du musée, les membres de l’association Terres d’échange, les visiteurs, les scolaires, les passionnés. Tout ce petit monde crée une dynamique où idées, conseils et savoir‑faire circulent sans cesse.
Et, évidemment, tout cela se déroule au cœur d’un patrimoine potier exceptionnel, qui inspire autant qu’il émerveille.
La pépinière‑atelier, c’est donc bien plus qu’un lieu de travail. C’est un accélérateur de créativité, un laboratoire d’expériences, et parfois même le point de départ d’une belle carrière.
Pour découvrir l’ambiance et la vie à la pépinière, plongez dans le témoignage de Charlotte Giraud, occupante en 2024/2025. Elle y raconte avec enthousiasme ce que cette aventure lui a apporté.



Léa Colin, nouvelle résidente de la pépinière‑atelier 2026‑2027
Léa Colin a commencé son parcours dans le milieu de l’art, où elle a été régisseuse d’œuvres puis coordinatrice d’expositions. Par la suite, elle s’est tournée vers l’écriture et la traduction. Grâce à ces expériences, elle a développé un regard sensible aux formes, aux images et aux processus de création. Peu à peu, son envie de travailler la matière s’est affirmée, ce qui l’a naturellement conduite vers la céramique. Cette transition reste logique, car elle prolonge sa recherche artistique tout en lui offrant un espace d’expression plus concret.
Après sa formation au Pôle Céramique Normandie, avec un CAP tournage et un CAP décoration, elle a engagé un travail axé sur la mémoire et les traces. Ainsi, elle explore le grès, la porcelaine, les cuissons au bois et le décor au pinceau. À travers ces techniques, elle met en lumière ce qui résiste au temps. Fragments de récits, photographies ou objets du quotidien prennent alors une nouvelle place. Ils deviennent des témoins de nos usages et de nos habitudes de consommation. Son approche questionne la survivance face à l’érosion et à la disparition, qu’elle soit individuelle ou collective.
Par ailleurs, Léa s’investit dans le milieu associatif auprès des femmes et des enfants. Cet engagement nourrit son intérêt pour les parcours de vie et les processus de reconstruction. Grâce à cela, elle imagine des ateliers où la pratique céramique peut devenir un espace de soutien, de résilience et de transformation.
En complément de cette recherche, elle crée une gamme de céramiques utilitaires inspirée des gestes du thé. Ses pièces privilégient la sobriété et l’apaisement, afin d’accompagner simplement les usages du quotidien.
Depuis peu, elle est en résidence au Musée de la Céramique de Ger. Ce lieu conserve une mémoire forte, portée par les objets façonnés au fil du temps. Cette proximité avec le patrimoine local résonne avec son travail personnel, toujours attentif à ce que les formes révèlent des gestes, des histoires et des expériences humaines.